3 engagements des consommateurs, 3 des producteurs
Recommandations : rédaction d’un contrat de préfinancement. Paiement de tout ou partie des produits avant leur distribution. Paiement total à la signature en une ou plusieurs fois. Pas d’ajustement du coût du panier d’abonnement en cours de saison (assimilation à un marché, car il y a échange d’argent à la fin du contrat). C’est légalement possible néanmoins (nécessite autorisations préfectorales ou municipales). Organisation d’une période de test préalable à l’engagement contractuel. Tous les engagements se prennent au même moment, en « début de saison », lorsque il est possible de satisfaire l’offre de paniers du producteurs dès le départ.
Possibilités : la vente directe, type « marché de producteurs », pourvu qu’elle soit motivée.
Recommandations : stipuler dans le contrat l’acceptation d’un panier moins garni en lien avec les aléas climatiques. Prévoir des moyens de discussion et régulation en cas de production inférieure et supérieure aux prévisions du producteur. Organiser un Comité de l’AMAP pour soutenir le(s) producteur(s) partenaire(s) en fonction de ce que ce dernier accepte. Rechercher des alternatives pour la solidarité avec des consommateurs moins aisés, mais aussi pouvant être freinés par d’autres conceptions de consommation (réflexions avec des travailleurs sociaux, des personnes en difficulté financières, des personnes non-habituées à consommer des produits de qualité.
Recommandations : Un Comité de l’AMAP (ou Conseil d’Administration) pour l’organisation des distributions, les visites des fermes partenaires, la promotion de l’AMAP, la relation avec le réseau des AMAP (Comité de Développement) et l’organisation de bilans de saison (évaluation de l’application des 6 principes de l’AMAP et questionnaire de satisfaction des consommateurs. Chaque adhérent participe à une action au moins une fois dans l’année (lien producteur consommateur pendant la distribution, atelier, débat ou action collective. Tenue d’une liste d’adhérents (contractualisants). Gestion des listes d’attente. Tenue d’une feuille de distribution par produit et par producteur. Tenue d’un budget. La structuration en association loi 1901. Organisation d’ateliers de réflexions et d’actions pour le développement d’une agriculture paysanne et biologique (débats, ateliers pédagogiques sur les fermes partenaires, soutien à l’installation, actions sur le foncier agricole) sachant que le producteur doit rester maître de ses choix.
Possibilités : Gestion de la remise régulière des chèques aux producteurs.
Recommandations : Maîtrise des techniques de production pour une exploitation en vente direct. mise en œuvre des critères d’une agriculture paysanne. Organisation de la production pour une distribution régulière (calendrier prévisionnel). Gestion des défections et surproductions. La proximité entre la ferme et le lieu de livraison (< 50 km).
Recommandations : Répondre aux questions des consommateurs. Se référer au cahier des charges de l’agriculture biologique et à la charte de l’agriculture paysanne pour expliquer ses contraintes, spécificités et atouts. Communication sur les conditions et aléas de production et recherche de solutions (ex : dates de distributions + souple pour les fruits, report du contrat en cas de défection. Expliquer sa « politique de prix ». Faire un auto-diagnostic ou faire appel à un technicien agricole pour mieux évaluer ses pratiques au regard de l’agriculture paysanne et biologique.
Recommandations : Visite de ferme. Expliquer la ferme par oral et un support écrit. Développer des outils pédagogiques et de liaison avec les consommateurs (feuille de chou, ateliers à la ferme, techniques d’animation, site Internet…).