Les principes de fonctionnement d’une AMAP sont définis dans la « Charte des AMAP en Rhône-Alpes », document de référence établi par l’Alliance Paysans Ecologistes Consommateurs Rhône-Alpes, en accord avec l’Alliance PEC Provence –dépositaire du sigle du concept AMAP au journal officiel du 4 août 2003 (n° l’INPI 03 3 239 886).
Cette charte, synthétisée ci-dessous, est disponible en bas de cette page, et nous vous recommandons sa lecture préalable à tout démarrage en AMAP !
Le réseau des AMAP de Rhône-Alpes réunit des citoyens, consommateurs et producteurs, dans le but de participer et de soutenir activement l’existence d’une agriculture paysanne et en référence (pas d’obligation de certification) au cahier des charges de l’agriculture biologique.
Chaque citoyen consommateur qui s’engage dans une démarche en AMAP :
- achète ses paniers sur une saison en réglant le montant par avance
- est solidaire des aléas de production (partage des risques avec le producteur)
- participe aux distributions, à la vie de l’association et aux réflexions entreprises par celle-ci.
Chaque producteur partenaire d’une AMAP s’engage à :
- approvisionner régulièrement les adhérents qui ont un contrat avec lui
- faire preuve de transparence sur ses pratiques (taille de son exploitation, pratiques agronomiques, nombre d’actif, intrants utilisés, politique énergétique, autres circuits de distributions)
- expliquer et informer les adhérents sur ses pratiques, ses difficultés et les évolutions de son exploitation
Chaque AMAP s’engage à :
- organiser des relations entre les producteurs et les consommateurs
- organiser des activités pédagogiques avec des producteurs (notamment ses partenaires), sur leurs fermes
- animer la vie de l’association en proposant des activités, ateliers et réflexion aux adhérents
- animer la mise en place du partenariat agriculturel
Le réseau des AMAP crée une dynamique de confiance, d’écoute et de coopération entre paysans et consommateurs, pour permettre à chacun de s’approprier les pratiques agricoles d’aujourd’hui (agriculture paysanne, durable, biologique…) et permettre à chaque AMAP et chaque paysan partenaire de faire des choix agronomiques, économiques, sociaux et écologiques éclairés.
Il promeut une agriculture paysanne : la plus autonome possible, à taille humaine, respectueuse de la nature, de l’environnement et de l’animal (développement d’une biodiversité, fertilité des sols, production sans engrais chimiques ni pesticides de synthèse, gestion économique des énergies, notamment de l’eau, garantie sans OGM…) en référence à la charte de l’agriculture paysanne et au cahier des charges AB.
L’association des producteurs et des consommateurs dans une AMAP a pour vocation de répondre à de nombreux enjeux de société : perte de liens entre consommateurs et producteurs, emprises et conséquences de l’agro-industrie, , urbanisation des terres fertiles, agro-écologie…
L’association s’engage donc à analyser ses enjeux (c’est-à-dire les enjeux perçus par les membres de l’AMAP) et à réfléchir aux axes d’amélioration envisageables.
Ce point peut se faire au sein de l’association ou en réseau avec d’autres AMAPs ou d’autres associations.
Lla philosophie de la Charte s’inspire de textes antérieurs rédigés par des paysans et leurs représentants :
[1] Les dix principes de l’agriculture paysanne
[2] Les fondements de l’agriculture biologique --- Charte internationale Ifoam
I - Objectifs écologiques
Tendre vers une agriculture globale (productions végétales et animales) permettant un bilan équilibré des éléments exportés et des éléments importés, en évitant le gaspillage grâce à un bon recyclage des résidus et des déjections animales.
II - Objectifs sociaux et humanitaires
Solidarité internationale de l’agrobiologie par la pratique d’une agriculture qui ne participe pas au déséquilibre entre les nations.
III - Objectifs économiques
Encourager les entreprises à échelle humaine, capables de dégager des revenus décents pour les agents économiques.